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Livre

  • John Le Carré : Le tunnel aux pigeons - Histoires de ma vie.

    JLC2.jpegJe viens de terminer ce dernier livre publié de John le Carré et j’y ai pris beaucoup de plaisir et aussi y ait trouvé quelques surprises. Par conséquent je le recommande vivement.

    John le Carré (Davis Cornwell - son vrai nom) est né en 1931 d’un père escroc et d’une mère qui l’a abandonné à cinq ans pour ne le reconnaître qu’à ses vingt-et-un ans. Et c’est donc un miracle s’il a pu rejoindre Cambridge avec des fonds d’origines douteuses de son père Ronnie, et bénéficier ainsi de « l’ascenseur social ».

    Dans les années 50/60, il a fait partie des Services Secrets britanniques (MI5 & MI6) sous-couvert d’un emploi diplomatique.

    Puis il a continué à écrire des romans d’espionnage (il en avait déjà écrit un en étant encore en service). Son œuvre est à l'opposé de la mythologie de l'espion à la James Bond : ses héros sont bien plus complexes et beaucoup plus discrets.*

    J’avais lu quelques uns de ses romans du temps de la guerre froide et j’avais aimé.

    Mais en fait, c’est après la chute du mur de Berlin que je l’ai redécouvert.

    Il s’est remarquablement reconverti dans des ouvrages dans lesquels il critique vigoureusement notre société occidentale. Je me suis mis à les guetter lors de leurs sorties.

    Ainsi, dans « La constance du jardinier », il montre l’horreur des essais thérapeutiques fait par les grands laboratoires pharmaceutiques en Afrique Noire.


    * Sources principales : Wikipedia

    J’ai découvert un homme de gauche !

    Et je le retrouve dans son dernier livre !

    Remarque préalable : si vous n’avez encore jamais lu d’œuvres de John le Carré, vous prendrez moins de plaisir à lire ses histoires. Il est encore possible de « piocher » dans ses livres antérieurs !

    Dans le titre du livre « Le tunnel aux pigeons - Histoires de ma vie », ce qui compte c’est le pluriel en « s » des histoires. En effet, ce ne sont pas les mémoires de David Cornwell comme je le croyais mais des « histoires » certaines récentes.

    Je croyais que John le Carré était un vieux monsieur de quatre-vingt-cinq ans qui écrivait calmement dans sa maison de la Cornouaille britannique : j’avais tort !

    En lisant ses « histoires », je me suis aperçu que, pour chaque sujet nouveau,David Cornelll se rends sur place malgré son âge(en Palestine, Israël, Kenya, Congo, Panama, URSS - près de sa fin,etc.…) Il recrute des « guides », il rencontre des personnalités et/ou des témoins. C’est ce travail de documentation qui permet de créer des romans plausibles.

    Cela donne un livre très agréable à lire : la plupart des « histoires » (chapitres) font en moyenne huit pages. Ce n’est qu’à la fin que l’on peut parler de « mémoires » quand il évoque son père Ronnie et sa mère  (Olive alias Wiggly).

  • Les VINGT ANS qui ont changé la CGT

    Le livre de Leïla de Comarmond « LES VINGT ANS QUI ONT CHANGÉ LA CGT » m’a passionné.
    Leïla de Comarmond est journaliste aux Échos et Présidente de sa Société de Journalistes.
    Elle écrit principalement dans le secteur social et j’ai beaucoup apprécié son suivi des luttes relatives à la Loi Travail. Ses analyses m’ont parues moins tranchées que les éditoriaux du journal qui appartient au polytechnicien Bernard Arnault, héros, malgré lui, du film « Merci Patron ».
    Je recommande vivement sa lecture à toutes celles et à tous ceux qui s’intéressent aux « social ». Je le recommande aussi aux DRH et au-delà, aux dirigeants et autres qui en sont encore à assimiler la Confédération au Parti Communiste ou à croire que l’organisation de la CGT est pyramidale comme une « armée » (1)
    J’ai, en plus, une raison supplémentaire pour apprécier l’ouvrage : il se trouve que dans mes diverses activités passées (syndicales puis professionnelles) j’ai côtoyé une bonne partie des acteurs cités et j’ai retrouvé dans le livre mes propres appréciations sur diverses situations.
    Cela dit, j’ai aussi appris des choses !
    Mais le livre a un défaut : publié en 2013, il s’arrête à l’arrivée de Thierry Le Paon à la tête de la Confédération. La suite serait bienvenue.
    Madame de Comarmond, merci d’avance pour votre prochain livre et félicitations pour le premier !

    (1) Pour connaître un peu les forces armées, je sais qu'elles ne sont pas vraiment "pyramidales" également.

  • L'Insousciance

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    Je voudrais faire un livre qui dérange les hommes, qui soit comme une porte ouverte et qui les mène où ils n' auraient jamais consenti à aller, une porte tout simplement abouchée à la réalité.

    L'Ombilic des limbes (1925)

    Antonin Artaud

    *

    *         *

    L’Insouciance de Karine Tuil est un livre qui, effectivement, dérange. C’est un livre de notre temps. Un livre que l’on dévore mais qui ne vous détendra pas.

    Ce n’est pas un « livre de plage » !

    C’est un livre de voyages : l’Afghanistan, Chypre, l’Irak, etc.

    C’est un livre d’amours, d’amours compliquées.

    C’est un livre de morts.

    C’est, peut-être, un roman à clés ?

    Un Lieutenant, une journaliste de terrain, un grand patron dans les télécoms, un fils d’immigrés ivoiriens qui aura son bureau à l’Ẻlysée, etc.

    Leurs vies se mélangent.

    Je l'ai "dévoré" !

    Lisez le !